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Bonnes questions - Mauvaises réponses


Jack Lang avait lui-même posé à son prédécesseur, Claude Allègre, ministre de l’Éducation nationale, cette bonne question écrite qui attendait une bonne réponse.

Journal Officiel du 16 mars 1998, p. 1493. RM7031 : Enseignement (programmes - espéranto) : 7031. - 1er décembre 1997 : M. Jack Lang appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur la promotion de l’enseignement de l’espéranto, langue à portée universelle, dans les établissements scolaires français. Compte tenu de son développement dans bon nombre de pays de l’Union européenne et dans le cadre de l’élargissement de la Communauté, il souhaite savoir les mesures que prendrait le Gouvernement pour favoriser son expansion en tant que langue auxiliaire de communication.

Réponse. - Le développement de la connaissance et de la maîtrise des langues vivantes constitue une des priorités constantes du ministère de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie. En l’état actuel des choses, l’organisation du collège prévoit l’introduction progressive des langues vivantes. L’étude d’une langue vivante étrangère est obligatoire en classe de sixième. L’enseignement d’une deuxième langue vivante débute en quatrième et y sera assuré pour tous les élèves à partir de la rentrée scolaire 1998. Avec douze langues offertes au choix des élèves au collège - anglais, allemand, espagnol, italien, russe, portugais, arabe littéral, hébreu moderne, chinois, japonais, néerlandais, polonais -, auxquelles s’ajoutent pour le lycée le danois, le grec moderne et le turc, le système éducatif français est l’un de ceux qui, en Europe et dans le reste du monde, proposent aux familles le choix le plus ouvert, et il paraît peu justifié d’en accroître encore la diversité. Par ailleurs, l’absence de support littéraire, historique ou géographique comparable à ceux d’une langue classique ou vernaculaire n’a pas permis de retenir l’espéranto au nombre des langues susceptibles d’être présentées aux examens. Pour ces motifs, il ne paraît pas opportun de donner une suite favorable à la proposition de loi n° 96-485 du Sénat relative à l’enseignement de l’espéranto. Cette position n’exclut en aucune manière la possibilité laissée aux établissements scolaires d’organiser, sur leurs moyens propres et dans le cadre d’activités complémentaires, une initiation à l’espéranto.

Question du député François Goulard à Jack Lang, ministre de l’Éducation nationale ( Journal Officiel , 12 février 2001, p 967)  : 48167. - 26 juin 2000. - M. François Goulard appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la place de l’espéranto dans notre système scolaire. Beaucoup de nos contemporains, dans de nombreux pays, souhaitent voir l’espéranto devenir la langue des échanges entre les hommes et les peuples. Ils soulignent que l’espéranto est une langue véritablement internationale, d’ores et déjà parlée par des millions de personnes et dont l’apprentissage est particulièrement facile. Très largement absent de notre système scolaire, l’espéranto devrait pourtant être étudié à titre optionnel et figurer comme tel dans les épreuves du baccalauréat. Il lui demande donc quelles sont ses intentions à cet égard.

Réponse du ministre au député François Goulard : Quarante-quatre langues vivantes étrangères peuvent être choisies par les candidats au baccalauréat, soit au titre des épreuves obligatoires, soit au titre des épreuves facultatives. Avec un tel éventail le système éducatif français est l’un de ceux qui en Europe et dans le monde proposent aux familles les choix les plus ouverts. Il permet notamment, au travers de l’enseignement de l’anglais, de l’allemand et de l’espagnol qui sont les trois langues les plus communément étudiées par les élèves au collège et au lycée et les plus fréquemment choisies par les candidats au baccalauréat, de rendre plus aisée la communication au sein de l’Union européenne et dans le monde. Cet éventail représente par ailleurs une très lourde charge en terme d’organisation de l’examen qu’il ne saurait être question d’accroître par l’ajout d’épreuves supplémentaires. Pour toutes ces raisons, il n’est pas envisagé d’introduire une épreuve d’espéranto au baccalauréat.

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Illustration : “L’École Libératrice”, 20 janvier 1990

Réponse de Jack Lang, ministre de l’Éducation nationale, à Mme Sylvie Andrieux-Bacquet, députée des Bouches-du-Rhône, Vice-Présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Conseillère municipale de Marseille, le 8 février 2001 :
« Vous avez bien voulu appeler mon attention sur le souhait formulé par l’association « Espéranto vive » de Savoie de voir l’espéranto inscrit parmi les épreuves facultatives du baccalauréat.
Quarante quatre langues vivantes étrangères peuvent, au titre des épreuves obligatoires ou au titre des épreuves facultatives, être choisies par les candidats au baccalauréat.
Avec un tel éventail le système éducatif français propose aux familles les choix les plus divers. Il permet notamment, grâce à l’enseignement de l’anglais, de l’allemand et de l’espagnol, de rendre plus aisée la communication au sein de l’union européenne et dans le monde. Ces trois langues sont en effet les plus communément étudiées par les élèves au collège et au lycée et les plus fréquemment choisies par les candidats au baccalauréat.
Cet éventail représente par ailleurs une très lourde charge en terme d’organisation de l’examen qu’il ne saurait être question d’accroître par l’ajout d’épreuves supplémentaires.
Pour toutes ces raisons, il n’est pas envisagé d’introduire une épreuve d’espéranto au baccalauréat.
(...) »


2002/2003 / Réponse de Luc Ferry, ministre de l’Éducation nationale, à M. Calvet François
12ème législature
Question N° : 9696 de ( Union pour la Majorité Présidentielle - Pyrénées-Orientales ) QE
Ministère interrogé : jeunesse et éducation nationale
Ministère attributaire : jeunesse et éducation nationale
Question publiée au JO le : 23/12/2002 page : 5113
Réponse publiée au JO le : 24/02/2003 page : 1447

Rubrique : enseignement
Tête d’analyse : programmes
Analyse : espéranto
Texte de la QUESTION : M. François Calvet attire l’attention de M. le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche sur l’introduction de l’espéranto comme langue optionnelle au baccalauréat. Cette proposition qui est soutenue par la fédération du Languedoc-Roussillon des centres culturels pour l’espéranto vise à développer les relations entre les états membres de l’Union européennes et entre les populations à partir d’une langue commune à tous, l’espéranto. Il lui demande donc quel est son sentiment sur cette proposition et s’il envisage par ailleurs de permettre l’expérimentation de l’enseignement de l’espéranto dans les classes du primaire.

Texte de la REPONSE : L’apprentissage des langues vivantes est une des priorités de la politique linguistique que le ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche met en oeuvre, de l’école à l’université. Cette politique vise à offrir à tous les élèves un parcours linguistique susceptible de leur permettre, au terme de la scolarité obligatoire, d’accéder à la maîtrise de deux langues vivantes, à la fois comme outil de communication et comme vecteur de la découverte culturelle des pays où elles sont en usage.

Ce volet culturel constitue une des dimensions essentielles de l’enseignement des langues vivantes, pleinement intégré dans les contenus des programmes, tant à l’école qu’au collège et à plus forte raison au lycée. Or, à la différence des langues vivantes étrangères ou régionales susceptibles d’être présentées au baccalauréat et dont l’identité repose sur l’existence de supports littéraires, historiques ou géographiques, l’espéranto, du fait de sa caractéristique même de langue neutre, n’inclut pas cette dimension d’ordre culturel. Par ailleurs, le choix des langues vivantes étrangères susceptibles d’être proposées aux élèves, tant aux épreuves obligatoires qu’aux épreuves facultatives du baccalauréat donne toute leur place à des langues qui, à l’exemple de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du néerlandais, du danois, du grec moderne, du norvégien, du suédois et du finnois, sont langues d’Etats-membres de l’Union européenne. C’est pourquoi il ne peut être envisagé d’inscrire l’espéranto comme langue optionnelle au baccalauréat. Enfin, s’agissant du choix de la langue vivante à l’école primaire, il convient de rappeler qu’il s’inscrit dans une perspective de continuité. L’enseignement de la langue vivante se poursuit au collège, sur la base de la langue retenue et des apprentissages correspondants réalisés dans les classes de l’enseignement primaire. Il ne peut être donné une suite favorable à cette autre proposition formulée par la fédération du Languedoc- Roussillon, d’expérimenter un enseignement qui, en tout état de cause ne pourrait pas être poursuivi au collège. Néanmoins, rien ne s’oppose à ce que des établissements scolaires volontaires mettent en place une initiation à l’espéranto, à leur initiative et sur leurs moyens propres, dans le cadre d’activités complémentaires.


Sous le signe de la “rupture“ (?)

13ème législature

Question N° : 9095
de M. Le Roux Bruno ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Seine-Saint-Denis ) Ministère interrogé :
Éducation nationale

Ministère attributaire :
Éducation nationale

Question publiée au JO le : 30/10/2007 page : 6656

Réponse publiée au JO le : 20/11/2007 page : 7306

Rubrique :
enseignement

Tête d’analyse :
programmes

Analyse :
espéranto

Texte de la QUESTION : M. Bruno Le Roux alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur l’abandon du pluralisme linguistique dans notre pays par l’affaiblissement des langues régionales. Il convient également de rester attentif aux dangers pour nos cultures, mais aussi pour nos économies et nos politiques, auxquels nous exposerait l’hégémonie de l’anglais, langue nationale actuellement dominante. Par ailleurs, compte tenu du coût important des traductions pour le fonctionnement des institutions européennes, il semblerait pertinent de prendre en considération les possibilités que nous offre la langue espéranto. Outil neutre et objectif de communication entre les hommes et les peuples, l’espéranto est parlé actuellement dans plus de cent pays sur les cinq continents. Sa facilité, sa richesse, sa précision et son adaptabilité aux évolutions modernes sont connues. Il a aussi été démontré que l’apprentissage de l’espéranto fait aimer et facilite grandement l’étude des autres langues et qu’il peut ainsi, en particulier, jouer un rôle important dans la sauvegarde en Europe de nos diversités linguistiques et culturelles. Il serait donc judicieux d’envisager notamment l’admission, dès maintenant, de l’espéranto au baccalauréat en tant qu’épreuve facultative. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser ses intentions sur ce sujet.

Texte de la REPONSE : L’apprentissage d’une langue vivante étrangère figure désormais au nombre des matières obligatoires de l’école. Au collège, l’étude de la langue vivante étrangère initiée à l’école se poursuit et une seconde langue vivante est commencée en classe de quatrième ou, par anticipation et sous certaines conditions, dès la classe de cinquième, voire dès la classe de sixième dans le cadre des classes bilangues. Parallèlement et dans le prolongement du plan de rénovation de l’enseignement des langues vivantes étrangères, mis en oeuvre à partir de l’année scolaire, 2005-2006 et qui a inscrit cet enseignement dans le cadre commun européen de référence pour les langues, l’école et le collège bénéficient de nouveaux programmes qui entrent progressivement en application. Ces derniers qui visent, par une pratique plus intensive de la langue, à renforcer la capacité à communiquer des élèves et à leur faciliter ainsi l’accès au multilinguisme, intègrent dans leur contenu, une dimension culturelle. La découverte de cette dimension, déjà présente dans l’enseignement de la langue dispensé à l’école, se poursuit au collège pour s’élargir ensuite au lycée. Elle offre notamment aux élèves l’occasion d’une prise de conscience des similitudes et des différences entre les pays de la langue vivante étrangère étudiée. Or, en raison de sa caractéristique même de langue neutre, dépourvue d’assise territoriale et de supports littéraires, historiques ou géographiques présents dans d’autres langues classiques ou vernaculaires, l’espéranto ne peut fournir cette approche culturelle et sociétale incluse dans les programmes de langues. Dans ces conditions et pour l’ensemble des motifs développés ci-dessus, l’espéranto ne peut être retenu parmi les langues susceptibles d’être offertes au choix des élèves aux différents niveaux de la scolarité et ne peut faire l’objet d’une épreuve facultative au baccalauréat. Néanmoins, les établissements scolaires volontaires continuent de bénéficier de la faculté d’organiser une initiation à cette langue, à leur initiative et sur leurs moyens propres, dans le cadre d’activités complémentaires.







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